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L’Ordre est engagé dans une démarche de décolonisation pour contrer le racisme systémique et promouvoir des pratiques professionnelles culturellement sécuritaires. Pour ce faire, il est guidé et accompagné par le Cercle Mikun-Suluk, un comité permanent formé de personnes issues des Premières Nations, Inuit et alliées. En cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, il est important pour nous d’inviter nos membres, à l’ouverture, à l’écoute et au recueillement. Bonne lecture!
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Qu'est-ce que la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation?
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Le 30 septembre marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, instaurée en 2021 à la suite de l’appel à l’action 80 de la Commission de vérité et réconciliation. Cette journée, également connue comme la Journée du chandail orange, rend hommage aux survivantes et aux survivants des pensionnats autochtones, à leurs familles et aux enfants qui n’ont jamais pu rentrer chez eux.
Elle constitue un temps de recueillement et de réflexion collective sur les injustices passées, tout en traçant la voie vers un avenir fondé sur la justice et le respect. Le chandail orange, inspiré du récit de Phyllis Webstad, est devenu un symbole puissant de mémoire et de solidarité, rappelant les traumas intergénérationnels vécus par les familles des Premières Nations et Inuit.
L’expression « Chaque enfant compte » réaffirme la dignité, la valeur et les droits de tous les enfants, et appelle à dénoncer la discrimination et le racisme systémique qui persistent encore aujourd’hui.
La réconciliation exige la participation de chacun et chacune. La première étape est de s’informer et de comprendre : reconnaître l’histoire coloniale et ses conséquences, écouter les voix des Premières Nations et des Inuit, et s’engager dans un dialogue respectueux. En ce jour, nous invitons toutes et tous à poser des gestes de mémoire, de solidarité et d’action afin d’avancer ensemble sur le chemin de la vérité et de la réconciliation.
Pour en apprendre davantage sur la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation
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Améliorez vos connaissances grâce aux dîners causeries gratuits
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Dans le cadre de la Semaine de la vérité et de la réconciliation 2025, le Centre national pour la vérité et la réconciliation a organisé différents dîners-causeries ouverts au public et offerts en rattrapage (en français, en anglais et en langue des signes américaine).
Parmi les sujets abordés : «Survivre au système des pensionnats indiens», «L’héritage permanent du système des pensionnats indiens dans les services de protection de l’enfance» ou encore «Confronter le négationnisme des pensionnats».
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Je suis en vie parce que ma grand-mère — ma kitci mama — a survécu au pensionnat. Pourquoi cette journée est-elle si importante pour nous?
Étant une personne de troisième génération suivant les pensionnats, j’ai choisi de vous faire un petit partage, afin de vous aider à comprendre l’importance de cette journée.
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Comme vous le savez, certains enfants qui ont fréquenté les pensionnats n’en sont jamais revenus. Quant à ceux qui y ont survécu, ils ont été déracinés, brisés et réduits au silence. Les répercussions sont encore bien présentes aujourd’hui.
Bien que plusieurs survivants nous aient quittés — comme ma grand-mère, l’été dernier — leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants vivent encore sur les traces de leurs traumatismes.
La vérité : C’est en 2007 que j’ai appris que ma grand-mère avait souffert pendant les huit années qu’elle a passées au pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery. Elle n’en avait jamais parlé auparavant. Ce fut un choc. Mais aussi le début d’un long cheminement vers la guérison. Parce que oui, moi aussi, mon enfance en a été profondément marquée.
Pour que la vérité soit reconnue, il faut d’abord l’entendre et l’accepter. La reconnaissance des faits est un pas vers la justice, et les survivants des pensionnats, tout comme leurs familles, ont soif de cette justice. Pour l’avoir expérimenté, je crois fondamentalement que c’est par la reconnaissance publique de la vérité que la porte de la réconciliation peut s’ouvrir.
La réconciliation : La réconciliation a d’abord dû se faire au sein de nos propres familles — et c’est encore le cas aujourd’hui pour plusieurs. Ma grand-mère, bien malgré elle, nous a transmis les traumas qu’elle avait elle-même vécus. C’est avec résilience que nous avons traversé beaucoup de souffrances relationnelles et que nous avons cheminé vers la réparation des liens familiaux ainsi que vers le pardon.
Beaucoup de familles autochtones portent encore aujourd’hui le poids de ces souffrances, qui se sont répercutées collectivement. Compte tenu de l’histoire des pensionnats, la réconciliation entre nos peuples est essentielle à la poursuite du chemin vers la guérison. Elle demandera du temps, de l’engagement, de l’écoute. C’est un geste à la fois que nous y arriverons.
En conclusion : Cette journée est importante, car elle symbolise à la fois la reconnaissance de la vérité ainsi que la poursuite d’un parcours de toute une vie vers la réconciliation — et la guérison.
En portant un chandail orange aujourd’hui, vous rendez hommage à la mémoire des enfants qui ne sont jamais rentrés, à celle des survivants, mais aussi à leurs familles. Vous posez un geste de solidarité et, surtout, vous contribuez à faire vivre la vérité.
Kitci Mik8etc — Merci beaucoup !
Isabelle Tremblay, T.S. Porte-parole du cercle Mikun-Suluk
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Dans le cadre de la démarche de décolonisation de l'Ordre, et afin de répondre à la demande de plusieurs organisations, l'Ordre fait évoluer l'outil «Trouver un professionnel» sur son site web. Il est maintenant possible d'ajouter la clientèle «Premières Nations et Inuit» et le service «Programme des services de santé non-assurés (SSNA)» à son profil public. Pour procéder à l'ajout, les membres concernés doivent mettre à jour les informations sur leur pratique autonome dans Mon Espace. Le service à la clientèle reste disponible pour toute question.
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Animée par : Christiane Guay, Ph.D., T.S. émérite, Lisa Ellington, Ph.D., T.S., Nadine Vollant, T.S. émérite.
Ces trois formatrices, en plus d’œuvrer à la défense de droits des Premières Nations et Inuit depuis de nombreuses années, ont coécrit le premier ouvrage sur le sujet : Ka Nikanitet : pour une pratique culturellement sécuritaire de la protection de la jeunesse en contextes autochtones (PUQ, 2022).
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Prochaine session : mardi 4 novembre 2025 (7 HFC)
Cette formation est pertinente pour vous si :
- vous travaillez actuellement en protection de la jeunesse et aimeriez mieux connaître les dispositions de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (LCEJFPNIM) et de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) afin de respecter et défendre les droits des enfants PNI.
- vous voulez en connaître davantage sur les principes et les normes minimales de la LCEJFPNIM.
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OTSTCFQ
110, boulevard Crémazie Ouest, bureau 600
Montréal (Québec) H2P 1B9
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Tel : 514 731-3925
Sans frais : 1 888 731-9420
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