Les Cahiers sont rédigés par l’EDEM, l’Équipe droits et migrations, constituée à l’UCLouvain au sein du CeDIE. Chaque mois, ils analysent quelques arrêts récents d’une juridiction nationale ou internationale, en français ou en anglais.
|
| |
|
These Commentaries are written by the Research Team on Laws and Migration (EDEM), which is part of UCLouvain. Each month, they present recent judgments from national or international courts, in French or English.
|
| |
|
|
|
|
|
Certificat droit d'asile et des réfugiés
Mettez à jour vos connaissances sur le droit des réfugiés et des migrations, y compris le Pacte européen sur l’asile et la migration, dont les nouvelles dispositions sont entrées en application ce 12 juin 2026. Quelles sont les conséquences pour la procédure de demande de protection internationale ? En quoi le Règlement sur le filtrage (Screening) modifie-t-il les pratiques actuelles d’identification, d’enregistrement et d’orientation des personnes sollicitant une protection internationale ? Une formation innovante pour faire le point sur ces évolutions majeures et leurs implications concrètes pour les professionnels du secteur.
|
| |
|
|
|
Place aux étudiantes et étudiants
Les Cahiers accueillent avec plaisir des analyses des étudiants et étudiantes de la section migrations de la clinique juridique de l'UCLouvain. Ce mois-ci, une contribution d'Olympe de Salle.
|
| |
|
|
|
|
C.J.U.E., 4 juin 2026, Ebilum, C‑440/25
|
Notion de « crainte fondée » de persécution et plein office du juge de recours en matière d’asile : clarifications par la CJUE
Anne-Laurence Graf
Saisie d’un renvoi du tribunal de La Haye (Zwolle), la Cour juge d’abord que l’examen complet et ex nunc (article 46, § 3, de la directive 2013/32) habilite le juge de première instance à statuer lui-même, de manière contraignante, sur la crédibilité du récit et le bien-fondé de la demande, sans que les États membres ne puissent restreindre cette compétence. Elle précise ensuite que la « crainte avec raison d’être persécuté » (article 2, d, de la directive 2011/95) est fondée lorsqu’il existe une probabilité raisonnable de persécution au retour – ni simple possibilité ni certitude –, établie par une évaluation individuelle, concrète et objective. Fidèle au Guide du HCR, la Cour maintient la double dimension subjective et objective de la crainte tout en la faisant basculer vers l’objectif, sans suivre l’avocate générale Ćapeta qui plaidait pour l’abandon de l’élément subjectif — laissant ouverte la question, sensible pour les demandeurs vulnérables, de savoir si une crainte ressentie doit encore être démontrée.
|
| |
|
|
|
|
U.S. District Court for the Northern District of California, City and County of San Francisco et al. v. Donald J. Trump et al., 779 F. Supp. 3D 1077 (N.D. Cal. 2025)
|
Limit to Presidential Unilateralism: The Trump Administration Cannot Use General Federal Funds to Pressure Sanctuary Jurisdictions Into Civil Immigration Enforcement
Jack R. Mangala
This commentary analyzes Judge William H. Orrick’s April 24, 2025 preliminary injunction blocking the Trump administration from withholding, freezing, or conditioning federal funds to a group of plaintiff cities and counties because of their sanctuary policies. The order is short and explicitly described as a summary order issued under exigent circumstances, but it rests on a substantial body of prior litigation concerning sanctuary jurisdictions, federal spending conditions, anti-commandeering doctrine, due process, and the Administrative Procedure Act. Its importance lies less in novelty than in constitutional continuity: it treats the second Trump administration’s 2025 sanctuary-funding strategy as the functional continuation of the first Trump administration’s Executive Order 13,768, which the same court and the Ninth Circuit rejected in 2017–2018.
|
|
|
|
|
|
|
C.C.E., 20 février 2026, n° 341 505
|
Le renvoi des bénéficiaires d’un statut de protection internationale vers la Grèce et les limites du principe de confiance mutuelle
Olympe de Salle
Un ressortissant palestinien bénéficiant d’un statut de protection subsidiaire en Grèce introduit une demande de protection internationale en Belgique. Le Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides la déclare irrecevable, au motif que le requérant bénéficie déjà d’une protection dans un autre État membre. Le Conseil du contentieux des étrangers annule cette décision et renvoie l’affaire pour nouvelle instruction. S’appuyant sur des données et rapports officiels, il reconnaît que la situation des bénéficiaires d’une protection internationale en Grèce est précaire et problématique, notamment en raison des obstacles administratifs et bureaucratiques qui entravent le renouvellement des documents officiels donnant accès au logement, à l’emploi, aux soins de santé et aux prestations sociales. Pour le bénéficiaire dont le titre de séjour a expiré, il précise qu’il convient d’examiner, au-delà de la vulnérabilité et du degré d’autonomie, si celui-ci dispose de ressources, d’un réseau ou d’autres formes de soutien lui permettant de subvenir à ses besoins élémentaires dans l’attente, souvent très longue, du renouvellement de son titre. À défaut, le renvoi en Grèce exposerait le bénéficiaire à un risque sérieux de « dénuement matériel extrême » contraire à l’article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Par conséquent, la demande de protection internationale en Belgique ne pourrait être déclarée irrecevable.
|
| |
|
|
|
|
Yet Another Pact: Migration Governance Through the Mediterranean Pact
|
Lisa Di Giacomo
The European Commission’s Action Plan, presented in spring 2026, paves the way for implementing the Mediterranean Pact. In the field of migration, it aims to strengthen regional cooperation in the fight against irregular migration, migrant smuggling and human trafficking, whilst establishing legal migration routes.
|
| |
|
|
|
|
Accord sur l’accueil des migrants en RD Congo : qu’en dit le droit ?
|
Hervé Aganze Bahati
À travers un communiqué de presse, le gouvernement congolais a annoncé en ce début du mois d’avril 2026 la mise en place d’un dispositif pour l’accueil des migrants des États tiers expulsés du territoire américain. Sans rendre public l’accord entre ces deux gouvernements, les autorités de Kinshasa se sont limitées à le justifier par des motifs humanitaires, liés à la dignité humaine et à la solidarité internationale entre États. Le présent commentaire se propose d’examiner la conformité dudit accord au prescrit tant du droit congolais que du droit international pertinent, en soulevant la problématique de sa transparence et de la procédure suivie, celle de la prise en compte du principe sacro-saint de non-refoulement, ainsi qu’en étudiant son impact sur les droits fondamentaux des migrants.
|
| |
|
|
|
Éditeur responsable : UCLouvain
|
| |
|
|
|
Se désinscrire | Vie privée Le présent courriel contient des éléments de traçabilité poursuivant une finalité exclusivement statistique. Ils répondent aux exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD). Pour plus d’informations, merci de nous contacter à l’adresse suivante: privacy@uclouvain.be
|
| |
|
|
|
|
|